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Estimation immobilière : 7 erreurs qui font perdre de l’argent au vendeur

2 août 2022 · 0 min de lecture

Fixer le prix de vente est la décision la plus lourde de conséquences de toute votre vente. Une erreur de quelques pourcents peut vous coûter des mois d’attente, des visites inutiles et, au bout du compte, plusieurs milliers d’euros. Voici les 7 erreurs d’estimation que nos agents rencontrent le plus souvent, et comment les éviter. Pour la méthode complète, consultez notre guide pour estimer son bien immobilier.

Erreur n°1 : se fier à une seule estimation en ligne

Les estimateurs en ligne donnent généralement une fourchette de plus ou moins 10 % autour d’un prix moyen, soit 20 % d’écart. Surtout, ils ne voient ni l’état de votre logement, ni sa luminosité, ni sa distribution, et manquent de données dans les communes où il y a peu de ventes. Utilisez-les comme point de départ, comparez plusieurs outils, mais ne fixez jamais votre prix sur ce seul résultat. Notre comparatif des meilleurs outils d’estimation immobilière vous aide à choisir.

Erreur n°2 : se baser sur les prix des annonces

Regarder les annonces de son quartier est un bon réflexe, mais les prix affichés ne sont pas des prix de vente. Ils sont en moyenne plus élevés que les prix réellement signés, et les biens qui restent longtemps en ligne sont justement ceux qui sont trop chers. Pour connaître le vrai prix du marché, appuyez-vous sur les ventes réalisées : notre article explique comment estimer seul son logement avec les données des notaires.

Erreur n°3 : choisir l’agence qui annonce le prix le plus élevé

C’est l’erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse. Certaines agences n’hésitent pas à surestimer un bien pour décrocher le mandat, puis à demander des baisses de prix successives une fois le bien en vente. Face à plusieurs estimations, ne retenez pas la plus flatteuse : demandez à chaque agent de justifier son prix par des ventes comparables récentes. Chez Imop, nos honoraires sont fixes : notre rémunération ne dépend pas du prix de vente, nous n’avons donc aucun intérêt à gonfler votre estimation.

Erreur n°4 : confondre ce que le bien vous a coûté et ce qu’il vaut

Le prix auquel vous avez acheté, le montant de vos travaux ou vos souvenirs dans le logement ne font pas le prix de vente : l’acheteur, lui, paie le prix du marché d’aujourd’hui. Des travaux récents valorisent un bien, mais rarement à hauteur de leur coût, surtout s’ils reflètent des goûts très personnels. À l’inverse, un bien acheté il y a longtemps peut valoir bien plus que ce que vous imaginez : un regard extérieur évite de le brader.

Erreur n°5 : se tromper de surface

En copropriété, c’est la surface loi Carrez qui compte, et une erreur peut coûter cher : si la surface réelle est inférieure de plus de 5 % à celle indiquée dans l’acte, l’acheteur peut demander une baisse du prix proportionnelle dans l’année qui suit la vente. Les surfaces annexes (balcon, terrasse, cave, combles) ne se valorisent pas au même prix que les pièces à vivre et doivent être intégrées via une surface pondérée. Vérifiez vos mesures avec notre simulateur de calcul de surface en m².

Erreur n°6 : passer sous silence les défauts du bien

Rez-de-chaussée sur rue, étage élevé sans ascenseur, vis-à-vis, bruit, gros travaux votés en copropriété, mauvaise étiquette énergétique (F ou G) : les acheteurs les verront à la visite ou dans les diagnostics, et s’en serviront pour négocier. Mieux vaut les intégrer dès l’estimation : un prix juste dès le départ évite les négociations interminables. Pour mesurer l’impact de l’étiquette énergétique, consultez notre guide du DPE.

Erreur n°7 : attendre trop longtemps pour ajuster le prix

Selon les études menées, un bien surestimé de 10 % ou plus ne génère quasiment aucun appel, et un bien surévalué de 5 % obtient des visites mais pas d’offre. Si le marché ne réagit pas, n’attendez pas : une baisse franche dans les deux ou trois premières semaines est bien plus efficace qu’une série de petites baisses, qui laissent le bien au-dessus du marché et finissent par le « griller » sur les portails. Pour vérifier votre positionnement, lisez comment savoir si mon appartement est au bon prix.

Le bon réflexe : une estimation argumentée par un professionnel

La meilleure façon d’éviter ces erreurs est de faire estimer votre bien par un agent qui connaît votre quartier et qui justifie son prix par des ventes comparables. Nos agents se déplacent chez vous et vous remettent une estimation argumentée, gratuite et sans engagement. Demandez votre estimation immobilière gratuite.

Pour aller plus loin

👉 Estimer son bien immobilier : notre guide complet

👉 Estimation par un agent : comment se déroule le rendez-vous ?

👉 Les erreurs à éviter lors d’une vente immobilière

👉 Les 5 types d’estimations immobilières